Les maladies rares touchent 3 millions de patients en France
Une maladie rare touche un nombre limité de personnes avec une prévalence inférieure à un certain seuil, qui est codifié par la législation de chaque pays.
80% des maladies rares sont d’origine génétique.
Le plus souvent, elles sont sévères, chroniques, d’évolution progressive et affectent considérablement la qualité de vie des personnes malades.
50% des patients souffrent d'un déficit moteur, sensoriel ou intellectuel.
9% des patients ont une perte totale d’autonomie.
7 000 maladies rares sont identifiées à ce jour représentant plus de 3 millions de patients
4,5% de la population française.
1 patient sur 2 atteint de maladies rares est un enfant de moins de 5 ans
10% des décès entre 1 et 5 ans.
Face aux maladies rares, Chiesi se mobilise pour les patients
En tant qu’acteur de santé engagé, le laboratoire pharmaceutique familial Chiesi développe davantage de moyens thérapeutiques, en mettant l’agilité de sa R&D au service de la santé des patients.
Des traitements résultent de cette implication scientifique et médicale dans six maladies rares:
CYSTINOSE NÉPHROPATIQUE
La cystinose néphropathique est une maladie dégénérative et irréversible, due à une mutation du gène du transporteur lysosomal de la cystine. Cette mutation entraine une accumulation intra-lysosomale de cystine conduisant à la formation de cristaux dans différents organes. La forme la plus courante et la plus sévère est la forme infantile, qui se traduit par un déficit de croissance, un rachitisme et un syndrome de Fanconi tubulaire proximal.
L’incidence est estimée à environ 1 naissance vivante sur 100 000 à 200 000.
ALPHA-MANNOSIDOSE
L'alpha-mannosidose est une maladie génétique héréditaire de surcharge lysosomale caractérisée par un déficit d’une enzyme, alpha-mannosidase.
La prévalence est d'environ 1/500 000 naissances vivantes.
Les principales manifestations sont une immunodéficience, des anomalies squelettiques, une déficience auditive, des troubles progressifs des fonctions mentales et de la parole (des périodes de psychose possible).
Les perturbations des fonctions motrices associées incluent une faiblesse musculaire, des anomalies des articulations et une ataxie. Le fauteuil roulant devient nécessaire pour la plupart des patients.
La dysmorphie faciale est caractérisée par une tête large avec un front proéminent, des sourcils arrondis, une arête nasale aplatie, une macroglossie, des dents très écartées et un prognathisme.
Un léger strabisme est fréquent. La variabilité clinique est importante avec un continuum dans la sévérité.
β-THALASSEMIE
La β-thalassémie se caractérise par une production d’hémoglobine (HBA) réduite ou complètement absente.
Elle se transmet selon un mode autosomal récessif, et se traduit cliniquement par des degrés divers d’anémie. L’HBA étant une composante importante des globules rouges, un patient atteint de β-thalassémie majeure, ne pourra pas survivre sans transfusions régulières de globules rouges.
Ces transfusions érythrocytaires apportent davantage de fer à l’organisme via la transferrine (protéine de stockage). Lorsque cette protéine est saturée, le fer en excès, non lié à la transferrine (FNLT), est absorbé dans les tissus, ce qui entraine des complications en particulier au niveau du foie, du cœur et des glandes endocrines.
NEUROPATHIE OPTIQUE HEREDITAIRE DE LEBER (NOHL)
La NOHL est une maladie génétique héréditaire due à une altération des CGR, les cellules ganglionnaires rétiniennes qui composent le nerf optique. Elle se manifeste par une baisse rapide et indolore de la vision, soit au niveau des 2 yeux simultanément, soit séquentiellement au niveau d’un œil puis l’autre. La NOHL peut survenir à tout âge, avec un pic de fréquence entre 18 et 30 ans, et concerne davantage les hommes que les femmes.1.
La prévalence de la NOHL est estimée à 1 cas / 50 000 personnes.2
Dans plus de 95% des cas, la NOHL est due à une anomalie de l’ADN de la mitochondrie, qui entraîne un dysfonctionnement de la chaîne respiratoire mitochondriale, et la disparition des CGR.1 La NOHL se transmet uniquement par les mères, qu’elles soient symptomatiques ou non.2
1. https://www.orpha.net/pdfs/data/patho/Han/Int/fr/NeuropathieOptiqueHereditaireDeLeber_Fr_fr_HAN_ORPHA104.pdf
2. Protocole National de Diagnostic et de Soins (PNDS) – Neuropathies optiques héréditaires – OPHTARA – Juillet 2021
HYPERCHOLESTEROLEMIE FAMILIALE HOMOZYGOTE
L’HFHo est une maladie ultra-rare héréditaire caractérisée, dès l’enfance, par une élévation permanente du LDL-cholestérol supérieure à 4 g/L, des dépôts extravasculaires de cholestérol (xanthomes cutanés ou tendineux) et de manifestations athéromateuses prématurées. Le risque de survenue de maladie cardiovasculaire et d’évènement coronaire prématuré est élevé.3.
En Europe, la prévalence de l’HFHo est estimée entre 1/250 000 et 1/360 000 cas par habitant.3
L’HFHo est une maladie génétique, de transmission autosomale semi-dominante : les deux parents d’un patient HFHo présentent une forme moins sévère d’hypercholestérolémie familiale.3
3. Cuchel M, et al. 2023 Update on European Atherosclerosis Society Consensus Statement on Homozygous Familial Hypercholesterolaemia: new treatments and clinical guidance. European Heart Journal (2023) 00, 1–15
LIPODYSTROPHIES
Les lipodystrophies sont un groupe de maladies ultra-rares et hétérogènes, caractérisées par une absence partielle ou totale de tissu adipeux. Les lipodystrophies sont classées en fonction de leur étiologie (génétique ou acquise) et de l’étendue de la perte de tissu adipeux (généralisée ou partielle). 4.
En Europe, la prévalence des formes généralisées d’origine génétique est estimée entre 1 et 5 cas / million d’habitants5, et celle des formes partielles d’origine génétique à 1 cas / 100 000 habitants.6
La perte de tissu adipeux sous-cutané entraîne une diminution de la capacité de stockage énergétique et une réduction de la sécrétion de la leptine, une hormone jouant un rôle clé dans l’équilibre énergétique, en raison de son action sur l’insuline et sur le métabolisme des graisses et du sucre. 7,8
La perte de tissu adipeux et le déficit en leptine qui en résulte sont associées à de nombreuses complications métaboliques (hypertriglycéridémie, résistance à l’insuline évoluant vers un diabète difficile à contrôler) et des comorbidités spécifiques à chaque forme étiologique, au niveau hépatique (stéatose hépatique, stéatohépatite non alcoolique, cirrhose), cardio-vasculaire (cardiomyopathie, athérosclérose, arythmie), pancréatique (épisodes de pancréatites), rénal (protéinurie), neuro-musculaire (dystrophie musculaire, neuropathie), rhumatologiques, ainsi qu’au niveau du système reproductif (hyperandrogénie et ovaires polykystiques).5,6
4. Brown RJ, et al. The diagnosis and management of lipodystrophy syndromes: a multi-society practice guideline. J Clin Endocrinol Metab. 2016;101(12):4500-4511
5. PNDS Lipodystrophies généralisées congénitales, HAS, novembre 2022
6. PNDS Syndrome lipodystrophique de Dunnigan, HAS, février 2021
7. Nolis T. Exploring the pathophysiology behind the more common genetic and acquired lipodystrophies. J Hum Genet. 2014;59(1):16-23.
8. Mantzoros CS, et al. Leptin in human physiology and pathophysiology. Am J Physiol Endocrinol Metab. 2011;301(4):E567-584
Informer et mieux accompagner les patients
Pour informer patients et aidants sur la cystinose, la bêta-thalassémie et l’alpha-mannosidose, leur prise en charge et le quotidien qu’elles impliquent, Chiesi s’est rapproché de la chaîne de podcast Rare à l’écoute (https://rarealecoute.com/). Dédiée aux maladies rares, cette chaine propose des podcasts basés sur des interview d’experts, de proches et de patients. L’objectif : mieux comprendre et mieux dépister les maladies rares. Vous pouvez découvrir ces podcasts en accès libre ci-dessous:
En savoir plus la bêta-thalassémie:
- Diagnostiquer la bêta-thalassémie : https://rarealecoute.com/epsode/diagnostiquer-la-beta-thalassemie/ - Interview du Pr Catherine Badens – Hôpital de la Timone – Hôpital de la Conception – Marseille
- Prendre en charge une bêta-thalassémie chez l’enfant : https://rarealecoute.com/epsode/prendre-en-charge-la-beta-thalassemie-chez-lenfant/ - Interview du Dr Valentine Brousse – Hôpital Robert-Debré – Paris
- Prendre en charge une bêta-thalassémie chez l’adulte : https://rarealecoute.com/epsode/prendre-en-charge-la-beta-thalassemie-chez-ladulte/ - Interview du Dr Laure Joseph – Hôpital Necker-Enfants Malades – Paris
- Vivre avec une bêta-thalassémie : https://rarealecoute.com/epsode/vivre-avec-une-beta-thalassemie/ - Interview de Mme Liliane Messina-Ravanat – SOS Globi Rhône-Alpes
En savoir plus sur la cystinose:
- Qu’appelle-t-on cystinose ? https://rarealecoute.com/epsode/quappelle-t-on-cystinose/ - Interview du Dr Aude Servais – Centre de référence des maladies rénales héréditaires de l’enfant et de l’adulte (MARHEA) – Hôpital Necker enfants malades – Paris
- Reconnaître la cystinose : https://rarealecoute.com/epsode/reconnaitre-la-cystinose/ - Interview du Dr Aurélia Bertholet-Thomas – Centre de référence des maladies rénales rares (Néphrogones) – Lyon
- Diagnostiquer la cystinose : https://rarealecoute.com/epsode/diagnostiquer-la-cystinose/ - Interview du Dr Cécile Acquaviva – Groupement hospitalier Est des Hospices Civils de Lyon
- Prendre en charge l’atteinte oculaire de la cystinose : https://rarealecoute.com/epsode/prendre-en-charge-latteinte-oculaire-de-la-cystinose/ - Dr Hong Liang-Bouttaz – Hôpital ophtalmologique des XV-XX – Paris
- Vivre avec une cystinose : https://rarealecoute.com/epsode/vivre-avec-une-cystinose/ - Interview de Mme Lobry – maman d’une jeune patiente atteinte de cystinose
En savoir plus sur l’alpha-mannosidose:
- Prendre en charge l’alpha-mannosidose : https://rarealecoute.com/epsode/prendre-en-charge-lalpha-mannosidose/ - Interview du Dr Nathalie Guffon – Hospices Civils de Lyon
- Vivre avec l’alpha-mannosidose : https://rarealecoute.com/epsode/vivre-avec-lalpha-mannosidose/ - Interview de Mme Josiane Magnol – Benji et Compagnie – VML, Vaincre les Maladies Lysosomales
Sources :
Ministère de la Santé et de la Prévention (solidarites-sante.gouv.fr) – Les maladies rares - mise à jour 11 mars 2022 / consulté le 22 juin 2022
Gahl WA, et al. Cystinosis. N Engl J Med. 2002;347(2):111-21
Nesterova G, Gahl WA. Cystinosis: the evolution of a treatable disease. Pediatr Nephrol 2013;28(1):51-59
Orphanet: Alpha mannosidose - Consulté 22 juin 2022
Malm D. et al, Alpha-mannosidosis, Orphanet J of Rare Dis, 2008;3;21
https://www.stgeorges.nhs.uk/wp-content/uploads/2020/02/UKTS-adults-and-children-with-thalassaemia-guidelines-2016.pdf
Global epidemiology of haemoglobin disorders and derived service indicators (nih.gov)
Anderson LJ, et al. Cardiovascular T2-star (T2*) magnetic resonance for the early diagnosis of myocardial iron overload. Eur Heart J. 2001; 22:2171-2179
En savoir plus sur la NOHL:
- Qu’appelle-t-on Neuropathie Optique de Leber ?
https://rarealecoute.com/epsode/quappelle-t-on-neuropathie-optique-de-leber/ – Interview du Dr Catherine Vignal, ophtalmologiste – Centre de référence (constitutif) des maladies rares neuro-rétiniennes (REFERET) - Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild – Paris
- Diagnostiquer une Neuropathie Optique de Leber https://rarealecoute.com/epsode/diagnostiquer-une-neuropathie-optique-de-leber/ – Interview du Pr Matthieu Robert, ophtalmologiste – Centre de référence (coordonnateur) des maladies rares en ophtalmologie (OPHTARA) – Hôpital Necker-Enfants Malades – Paris
- Prendre en charge une Neuropathie Optique de Leber https://rarealecoute.com/epsode/prendre-en-charge-une-neuropathie-optique-de-leber/ - Interview du Dr Vasily Smirnov, neuro-ophtalmologiste – Centre de référence (constitutif) des affections sensorielles génétiques (MAOLYA) – CHU de Lille
- Prendre en charge une Neuropathie Optique de Leber en basse vision https://rarealecoute.com/epsode/prendre-en-charge-une-neuropathie-optique-de-leber-en-basse-vision/ – Interview du Dr Luc Jeanjean, neuro-ophtalmologiste – Centre de compétence des affections sensorielles génétiques (MAOLYA) – CHU de Nîmes – médecin chef de l’Institut A.R.A.M.A.V et vice-président d’ARIBa, la société francophone de basse vision
- Vivre avec une Neuropathie Optique de Leber https://rarealecoute.com/epsode/vivre-avec-une-neuropathie-optique-de-leber/ - Interview de Mme Leleu – Présidente de l’association Ouvrir les Yeux
En savoir plus sur l’HFHo:
- Qu’appelle-t-on Hypercholestérolémie familiale homozygote ou HoFH? https://rarealecoute.com/epsode/quappelle-t-on-hypercholesterolemie-familiale-homozygote-ou-hofh/ - Interview du Pr Eric Bruckert, endocrinologue, ancien chef du service d’endocrinologie, métabolisme et de prévention cardiovasculaire – Hôpital Pitié-Salpêtrière - Paris
- Diagnostiquer une Hypercholestérolémie familiale homozygote ou HoFH https://rarealecoute.com/epsode/diagnostiquer-une-hypercholesterolemie-familiale-homozygote-ou-hofh/ - Interview du Pr Catherine Boileau, généticienne – Hôpital Bichat - Paris
- Quel impact cardiovasculaire d’une Hypercholestérolémie familiale homozygote ou HoFH? https://rarealecoute.com/epsode/quel-impact-cardiovasculaire-dune-hypercholesterolemie-familiale-homozygote-ou-hofh/ - Interview du Pr Sophie Béliard, endocrinologue – Centre de référence des dyslipidémies rares (CEDRA) – Hôpital de la Conception - Marseille
- Prendre en charge une Hypercholestérolémie familiale homozygote ou HoFH https://rarealecoute.com/epsode/prendre-en-charge-une-hypercholesterolemie-familiale-homozygote-ou-hofh/ - Interview du Dr Antonio Gallo, lipidologue – Centre de compétence des dyslipidémies rares (CEDRA) – Hôpital Pitié-Salpêtrière - Paris
En savoir plus sur les lipodystrophies:
- Qu’appelle-t-on Lipodystrophies ? https://rarealecoute.com/epsode/quappelle-t-on-lipodystrophies/ - Interview du Pr Corinne Vigouroux, endocrinologue – Centre de référence (coordonnateur) des pathologies rares de l’insulinosécrétion et de l’insulinosensibilité (PRISIS) – Hôpital St Antoine - Paris
- Diagnostiquer les lipodystrophies https://rarealecoute.com/epsode/diagnostiquer-les-lipodystrophies/ - Interview du Pr Marie-Christine Vantyghem, endocrinologue – Centre de compétence des pathologies rares de l’insulinosécrétion et de l’insulinosensibilité (PRISIS) – CHU de Lille, et du Dr Elise Bismuth, pédiatre - Centre de référence (constitutif) des pathologies rares de l’insulinosécrétion et de l’insulinosensibilité (PRISIS) – Hôpital Robert Debré - Paris
- Reconnaître les lipodystrophies https://rarealecoute.com/epsode/reconnaitre-les-lipodystrophies/ - Interview du Pr Brigitte Delemer, endocrinologue – Centre de compétence des pathologies rares de l’insulinosécrétion et de l’insulinosensibilité (PRISIS) – CHU de Reims, et du Pr Gaetan Prevost, endocrinologue – Centre de compétence des pathologies rares de l’insulinosécrétion et de l’insulinosensibilité (PRISIS) – CHU de Rouen
- Prendre en charge les lipodystrophies https://rarealecoute.com/epsode/prendre-en-charge-les-lipodystrophies/ - Interview du Dr Camille Vatier, endocrinologue – Centre de référence (coordonnateur) des pathologies rares de l’insulinosécrétion et de l’insulinosensibilité (PRISIS) – Hôpital St Antoine – Paris, et du Dr Héléna Mosbah, Centre de compétence des pathologies rares de l’insulinosécrétion et de l’insulinosensibilité (PRISIS) – CHU de Poitiers
- Vivre avec une lipodystrophie https://rarealecoute.com/epsode/vivre-avec-une-lipodystrophie/ - Interview de Mme C., fondatrice de l’AFLIP, Association Française des Lipodystrophies, et de Mme Hoarau, Présidente de l’association Vaincre Dunnigan
The term rare applies to those diseases affecting a limited number of people with a prevalence below a given cut-off point, which is codified by the legislation of each individual country. The EU sets this threshold at 0.05% of the population, i.e. one case for every 2,000 inhabitants (in the US a disease is considered rare when it has been diagnosed in fewer than 200,000 sufferers in the population, i.e. about 0.08%).
Rare diseases create specific problems relating to their rarity. Serious, often chronic and at times progressive, and may appear at birth or during childhood.
All those affected by rare diseases find it hard to reach a diagnosis, obtain information or receive a referral to consult competent specialists. It is equally difficult for them to access effective treatment, receive social and medical care for the disease, coordinate basic treatment with that provided by hospitals, and maintain their autonomy and social, professional and civic inclusion.
This explains why we focus particularly on treatment and assistance for rare disease sufferers, whose survival is potentially at risk. Our commitment concentrates in this field as we believe this therapeutic area to be of great importance and social impact.
We are dedicating our efforts to the treatment of three rare diseases:
LIMBAL STEM CELL DEFICIENCY (LSCD)
The transparency of the cornea is essential to ensure the ability to see properly. Corneal cell renewal and repair are dependent upon the cells present in the limbus, which is found in a small area of the eye between the cornea and the conjunctiva.
Thermal or chemical burns to the eye can destroy the limbus, causing a deficiency of limbal cells. If this happens, the cornea is covered by a different epithelium following an invasion of cells from the conjunctiva. This process renders the cornea opaque and results in subsequent loss of vision, and conventional corneal transplant is an ineffective treatment in such cases.
Our therapy is based on cultures of limbal cells taken from the patient, which, once they have successfully grafted, regenerate the corneal epithelium and restore its functions. Limbal cell cultures even allow the possibility of treating patients with a loss of corneal epithelium in both eyes, provided that a small portion of limbus remains in one of the eyes.
ALPHA-MANNOSIDOSIS
Alpha-mannosidosis is a rare and serious hereditary genetic disease resulting from an enzymatic deficiency which causes a build-up of lysosomal enzymes. The disease is generally found in two forms which differ in severity of symptoms and age of onset, and appears either at birth or during early childhood. Its incidence stands at about 1 case for every 500,000 newborns.
Some children are already born with malformations or develop them in their first year, whereas others often do not appear to have problems at birth, but their condition then progressively worsens. The main symptoms of the disease include immunodeficiency, skeletal abnormalities, deafness, gradual impairment of mental and linguistic functions and, often, episodes of psychosis.
Through the acquisition of Zymenex, a Scandinavian biotech company, we intend to provide an answer to this serious condition with a therapy which replaces the missing enzyme, thus acting upon the cause of this disease.